Le journal de Sartrouville de juin 2016 : Education, une chance de réussir pour tous

Une nouvelle école va voir le jour à la rentrée 2016-2017 à Sartrouville, dans le quartier de l’Union. Hors contrat et sous l’égide de la Fondation Espérance Banlieues, celle-ci propose une pédagogie de la réussite scolaire hors norme.

«Deviens ce que tu es ».
Une petite phrase que les élèves du cours Ozanam de Marseille arborent sur l’uniforme qu’ils endossent chaque matin pour se rendre dans leurs classes. Une petite phrase qui dit tout de l’esprit qui anime la Fondation Espérance banlieues : redonner confiance à des élèves confrontés à l’échec scolaire. Dès la rentrée prochaine, la première école de ce type ouvrira dans les Yvelines, à Sartrouville : le cours Charles-Péguy. S’adressant prioritairement aux enfants des quartiers dits sensibles, cette nouvelle école « alternative » se prépare à accueillir jusqu’à 50 élèves en septembre 2016. « L’offre éducative que nous proposons s’appuie sur une approche spécifique des apprentissages afin de permettre à chaque enfant d’apprendre à son rythme pour rejoindre ensuite le système scolaire ou d’insertion professionnelle classique », explique Françoise Cousin (lire encadré), présidente de l’Association Sartrouvilloise d’éducation (ASE) qui finance et gérera l’école.

Effectifs restreints, classes à niveaux multiples et professeurs à plein temps

Quelles approches spécifiques ? Des méthodes d’apprentissage éprouvées, des classes à effectifs réduits, des professeurs présents à plein temps, la transmission de la culture française, l’amour de notre pays, le respect du drapeau et le port de l’uniforme (un sweat, bordeaux pour les filles, vert pour les garçons). Ce sera une école aconfessionnelle, désireuse de respecter les convictions religieuses de toutes les familles. Des valeurs proches de celles portées par l’association de soutien scolaire ECD qui œuvre avec succès avec les collégiens du Plateau depuis 2013.

Ceci lui vaut pour les mêmes raisons le soutien de la Ville qui loue à l’école des locaux au 106 rue Voltaire (quartier de l’Union). « Je soutiens ce projet car je crois dans les valeurs défendues par la Fondation, explique Pierre Fond. Je souhaite offrir aux familles sartrouvilloises de milieu modeste des solutions à leur portée pour ces enfants qui décrochent du système scolaire classique. La réussite et la promotion sociale par l’école, c’est possible ! ». Côté finances, une participation réduite, mais réelle, est demandée aux familles ; une façon de les impliquer qui s’inscrit dans la volonté de la Fondation de construire un partenariat étroit avec les parents, premiers éducateurs de leurs enfants. Le coût mensuel a été fixé à 75 euros, non compris l’uniforme et la restauration scolaire puisque chacun apportera quotidiennement son repas. Les travaux d’aménagement des locaux sont prévus cet été, le directeur est recruté, ne reste plus que les élèves ! Le cours s’adresse à tous les enfants de primaire. Les inscriptions sont ouvertes via le site Internet et la page facebook de l’école. Une réunion d’information du cours Charles-Péguy est prévue le lundi 13 juin à 20h, Salle Félix-éboué, 118 avenue Georges-Clemenceau.

Une présidente d’expérience

Après avoir vécu quinze ans à Grenoble, Françoise Cousin, la présidente de l’Association Sartrouvilloise d’éducation (ASE), a emménagé avec sa famille à Sartrouville en 1990. « J’ai immédiatement adopté cette ville dont j’apprécie l’enracinement de nombreuses familles sartrouvilloises, en même temps que la diversité sociologique » explique-t-elle. Cette ancienne enseignante (de philosophie entre autres) qui a exercé dans les deux systèmes, public et privé, a trouvé avec la création de l’antenne sartrouvilloise de la fondation Espérance banlieues l’occasion d’accomplir un « vieux rêve »: « ouvrir une école adaptée aux besoins de chaque élève. L’âge de la retraite et l’intérêt que je porte à mes bientôt dix petits enfants me permettent d’observer et de mesurer combien les parents ont besoin d’être aidés dans leur difficile tâche d’éducation. »

La question du financement

Comme toutes les autres écoles de la fondation Espérance banlieues, le cours Charles-Péguy est une école hors contrat. L’Éducation nationale n’en assure pas le financement, ni les collectivités locales. Le développement de l’école et sa pérennité sont donc liés à la générosité de donateurs privés (groupes Saint-Gobain, Vinci, BNp Paribas, Thalès, AXA, Amiral gestion, Bouygues, Fondation de France… ) en faveur de cette action au service de la réussite scolaire. L’école est financée et gérée par l’Association Sartrouvilloise d’éducation (ASE) qui se charge de réunir les fonds nécessaires au fonctionnement de l’établissement : dons privés et publics auxquels s’ajoute la participation financière des familles de 75c/mois, qui ne couvre que 10 à 15 % des frais de fonctionnement.

Source : Article texte Le journal de Sartrouville de juin 2016.

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