Le Parisien du 10 mai 2016 : Mantes-la-Jolie – Sartrouville : la Marseillaise et l’uniforme pour des écoliers des deux cités

Quatre écoles « Espérance banlieues » existent déjà en France comme ici à Asnières. Les deux prochaines devraient ouvrir à la rentrée 2016 à Sartrouville et Mantes-la-Jolie.

Les écoles Espérance banlieues débarquent dans les Yvelines. Deux d’entre elles vont être créées à la rentrée 2016 : l’une à Mantes-la-Jolie, l’autre à Sartrouville. Ces établissements privés – il n’en existe que quatre en France – sont ouverts aux jeunes des quartiers en échec scolaire et proposent des différences spectaculaires par rapport au modèle traditionnel.

Classes restreintes et programmes orientés.

Pas de problème de classes surchargées dans les écoles Espérance banlieues. « C’est en moyenne un prof pour dix élèves », explique Françoise Cousin, ancienne prof de philo devenue présidente de l’association à Sartrouville pour fonder sa « propre école ». Trois classes vont y être créées. Les programmes laissent une grande place à l’histoire, l’éducation civique et la géographie. « Il n’y a pas de réussite sans intégration, précise Pierre Clarke, le trésorier. Laquelle passe par l’enseignement de la culture française, l’amour du pays et le respect du drapeau ». Celui-ci est d’ailleurs levé tous les lundis matins au chant de la Marseillaise.

Uniformes et gamelles.

Les enfants sont contraints de porter l’uniforme : un sweat vert pour les garçons et bordeaux pour les filles. « C’est un principe d’égalité et cela renforce le sentiment d’appartenance et l’esprit de groupe », indique-t-on encore du côté de la fondation. Pas de religion non plus dans les murs de l’école. Pour éviter les polémiques sur les repas halal, sans porc, avec porc… une solution radicale a été trouvée : la gamelle ! Chaque élève apporte quotidiennement son repas. Par ailleurs une charte stricte doit être respectée.

Une condition : la motivation.

Le recrutement est ouvert à tous les enfants à condition que les parents soient 100 % motivés. « C’est essentiel pour tenir une scolarité sur le long terme. Nous comptons sur le bouche-à-oreille et les réunions publiques pour nous faire connaître », explique Juliette Frochot, trésorière de l’association « Mantes Espérance banlieues », qui porte le projet à Mantes-la-Jolie.

Le prix de l’indépendance.

Ces écoles hors contrat fonctionnent grâce au mécénat et à la participation des familles à hauteur de 75 € par mois. « C’est le prix de notre liberté », explique Françoise Cousin qui a signé un bail avec la mairie pour l’occupation du centre aéré du 106, rue Voltaire. Près de 60 000 € seront dédiés à la mise aux normes et à l’aménagement des locaux. « Je soutiens ce projet car je crois dans les valeurs défendues par la Fondation », note Pierre Fond, le maire (LR) de Sartrouville. A Mantes-la-Jolie, la mairie accueille avec « bienveillance » l’arrivée d’Espérance banlieues. Les locaux de l’ex-école Jean-Moulin, au Val-Fourré, pourraient accueillir les enfants.

Une réunion d’information à Sartrouville est prévue le mercredi 25 mai à 20 heures dans la salle Félix-Eboué de la mairie-annexe. A Mantes-la-Jolie, une réunion publique est prévue « courant juin ».

Source : Article texte web Le Parisien par Sébastien Birden et Mehdi Gherdane du 10 mai 2016

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