Le Progrès du 26 juin 2016 : une nouvelle école pour un nouvel espoir…

En mars dernier, nous vous parlions d’une ouverture à la rentrée prochaine d’une école d’un genre nouveau, portée par la fondation Espérance banlieues. Levée des drapeaux français et européen, tenues vestimentaires réglementées, classes de dix à quinze élèves : le but de ces établissements est de lutter contre le décrochage scolaire et de tout faire pour que ces jeunes s’approprient les valeurs de la nation. À Saint-Étienne, Marie-Françoise Durand avait été sensible au discours d’Éric Mestrallet qu’elle avait entendu sur les ondes d’une radio alors que la France venait d’être la cible d’attentats. Cette femme dynamique a donc décidé d’agir, persuadée qu’« en multipliant les écoles, on multiplie les solutions ».

À la rentrée, rendez-vous au Grand-Clos

« Redonner du souffle et le goût de l’école aux enfants » : telle est l’ambition de Marie-France Durand, qui se bat depuis des mois pour que la fondation Espérance banlieues ouvre un établissement à Saint-Etienne. Et sa ténacité a été récompensée.

« Nous avons trouvé un local pour accueillir notre école à la rentrée de septembre. Il s’agit d’un local entièrement rénové et qui se situe dans un cadre extraordinaire puisqu’il jouxte le parc de Montaud, dans le quartier du Grand-Clos », se réjouit la présidente de l’association de gestion.

Dans un premier temps, cette école hors contrat, qui ne doit sa création qu’à des legs et dons (le budget est de 190 000 euros), accueillera une classe de CP, une de CE1-CE2 et une de CM1-CM2, soit une petite cinquantaine d’élèves.

Les parents devront payer 75 euros par mois et par écolier pour un enseignement classique mais avec un encadrement singulier.

Les professeurs seront ainsi présents de 8 heures à 17 heures. Les repas seront pris en commun et les enfants auront des tenues vestimentaires réglementées. Une fois par semaine, aura lieu la levée des drapeaux français et européen.

Un ancien militaire pour directeur

Côté encadrement, l’établissement sera dirigé par un militaire à la retraite, une ancienne enseignante également à la retraite, une professeure qui a enseigné dans un lycée français au Gabon et une jeune enseignante qui a fait des stages à l’école Espérance banlieues de Montfermeil, dont le parrain est le journaliste Harry Roselmack.

Si, dans un premier temps, le cours La Fontaine n’accueillera que des élèves de primaire, Marie-Françoise Durand voit plus loin : « Les écoles Espérance banlieues sont en pleine expansion. Cette année, quatre vont ouvrir en France et notre volonté est d’accueillir des collégiens au sein de notre établissement stéphanois, dont l’effectif n’excédera pas, à terme, 130 élèves. Ce que je peux d’ores et déjà vous dire, c’est que de nombreux parents sont intéressés par notre projet. »

Source : Articles texte Le Progrès par Denis Bret le 26 juin 2016.

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