Le Progrès du 4 mars 2016 : Saint-Etienne : Espérance banlieues : une nouvelle école pour que chacun ait sa chance

Depuis 2012, la fondation Espérance banlieues a ouvert quatre écoles dans des banlieues en France. Marie-Françoise Durand veut ouvrir à la rentrée prochaine un établissement de ce type à Saint-Étienne.

Sur l’onde d’une radio, elle a frémi d’effroi en écoutant les propos d’un cousin du terroriste Amedy Coulybaly évoquant sa haine de la France. Ce jour-là, Marie-France Durand a eu un déclic. Le hasard a voulu qu’elle change de station et tombe sur un reportage consacré à la fondation Espérances banlieues, au cours duquel son fondateur, Éric Mestralet, précisait sa vision de l’éducation en expliquant les principes des deux écoles, à Montfermeil et à Marseille, qu’il venait d’ouvrir.

Levée des drapeaux et sweat vert et rouge

« À partir de là, j’ai foncé », se souvient Marie-France Durand, mère de famille de cinq enfants et bien décidée à porter un tel projet à Saint-Étienne.

« Il s’agit d’un système très innovant avec des classes de 10 à 15 élèves. Notre but est de lutter contre le décrochage scolaire et de tout faire pour que ces jeunes puissent s’approprier les valeurs de la nation. Nous sommes complémentaires de l’Éducation nationale, qui fait merveilleusement bien son travail. Nous proposons une remise à niveau pour les élèves en grande difficulté. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice en sauvant l’enfant de l’échec. En multipliant les écoles, on multiplie les solutions », ajoute-t-elle.

Les matins sont consacrés aux matières fondamentales, les après-midi font place aux activités sportives et culturelles.

« Notre volonté est également de remettre les parents au cœur de l’éducation de leurs enfants. Par exemple, ils reçoivent un SMS à l’occasion d’une progression de leur enfant ou sont invités à discuter avec nous sur une éventuelle sanction. En fait, nous voulons redonner confiance aux parents et aux enfants. »

Dans cette école, qui devrait ouvrir en septembre, des règles censées favoriser le vivre ensemble sont établies : les garçons doivent porter un sweat vert et les filles un sweat rouge.

Une fois par semaine, a lieu la levée des drapeaux français, européens. Chaque enfant doit amener son repas qui est partagé avec les professeurs qui doivent être présents dans l’établissement de 8 heures à 18 heures. Pour l’heure, Marie-Françoise a constitué le corps enseignant de sa future école qui devrait accueillir, dans un premier temps, des enfants du CP à la cinquième.

« Une institutrice de CP agrégée de lettres classiques, une professeure venant du Gabon et une ancienne directrice d’école privée nous ont rejoints. Tout comme, le directeur, un ancien officier de la marine, venant de Toulon », conclut la présidente de l’association.

Source: Article texte Le Progrès du 4 mars 2016 par Denis Bret

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