Le Républicain Lorrain, 3 mai 2015 : Banlieues : Roselmack s’engage

Le journaliste du magazine « Sept à huit », sur TF1, met sa notoriété au profit d’une école­pilote.

En marge du magazine « Sept à huit », Harry Roselmack est le parrain engagé d’une école­-pilote qui veut donner le goût de la scolarité aux enfants des banlieues.

Parrain actif, il signe un livre d’entretiens avec le fondateur de l’école.

Harry Roselmack est en campagne. Pas pour le magazine « Sept à huit », qui fédère tranquillement chaque semaine 4,3 millions de fidèles. Non, le journaliste de TF1 est en campagne de promotion pour «Espérance banlieues » (Éditions du Rocher), un livre d’entretiens avec le chef d’entreprise Éric Mestrallet, président de la Fondation Espérance banlieues, qui a créé l’école pilote Alexandre­-Dumas, à Montfermeil, en Seine-­Saint-­Denis. Ce nouveau modèle veut lutter contre l’échec scolaire et les tensions communautaires.

« Harry est venu rencontrer les élèves il y a deux ans, explique Éric Mestrallet. Depuis, il est devenu le parrain de l’école, il veut soutenir cette initiative qui redonne le sourire aux enfants et leur insuffle l’envie de s’instruire. » Quel est donc le secret de cet établissement providentiel pour les jeunes de banlieue ? « Elle leur redonne le goût d’apprendre, leur fait acquérir les codes du monde adulte pour y entrer de plain­-pied et non pas à reculons, ce qu’on constate trop dans les banlieues », explique Éric Mestrallet.

Lundi, le duo était au « Grand Journal » de Canal+. Questionné sur le côté vieux jeu du port de l’uniforme, de l’apprentissage de l’hymne national et autre salut au drapeau français, Harry Roselmack soulignait : « Le temps de l’assimilation où on veut faire croire à tous les enfants qu’ils descendent des Gaulois, qu’ils sont tous égaux ou frères, c’est un temps qui est un peu révolu. Les gens n’y croient plus. En revanche, on peut croire en le drapeau, en l’hymne national, en la discipline ».
Un bon parrain, Harry Roselmack ? « Il est un peu comme une bonne fée, quelqu’un qui suit ce qu’on fait, qui encourage, donne de la visibilité », assure Éric Mestrallet. Les résultats sont là. Une deuxième école existe à Marseille, « deux doivent ouvrir en septembre à Roubaix et à Asnières, annonce le président de la Fondation, et une quinzaine d’autres sont en préparation pour 2016 à Strasbourg, Lille, le Sud-­Ouest, le Sud-­Est, et peut-­être en région nantaise ».

Harry Roselmack : « On peut croire en le drapeau français, en l’hymne national, en la discipline ».

Source : Article texte Le Républicain Lorrain du 3 mai 2015 par Jean-Mars Barenghi

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